Villages du Pays d'Entre Deux Mers - Gironde


    Cette région doit son nom aux deux "mers" qui entourent ce bout de terre : les fleuves Garonne et Dordogne. L'Entre-Deux-Mers est un vaste plateau sillonné de vallons encaissés. Prairies, champs cultivés, forêts et vignobles forment le paysage.

    Fermes , hameaux et villages témoignent d'une très ancienne présence humaine qui a transmis, du moyen âge, un riche héritage de maisons, moulins fortifiés, bastides, chartreuses, abbayes.

Sites à découvrir :
http://www.entredeuxmers.com

http://www.entre2mers.com

Sauveterre de Guyenne (Photo Stephen Nunney) : située sur la ligne de partage des eaux de la Garonne et de la Dordogne, la bastide a perdu ses remparts mais a conservé ses quatre portes fortifiées. Divers dispositifs peuvent encore être observés, qui attestent les fonctions de ces tours : tour de guet, tour défensive, mais aussi lieu de perception des péages lors des foires et des marchés tenus sur la place des couverts. Avec ses maisons anciennes à façade de bois et de brique et ses demeures en belle pierre de taille, Sauveterre est une ville de charme au cœur de l’Entre deux Mers. Plus à l'ouest, à admirer également le petit village perché de Castelviel avec ses maisons anciennes.
http://www.sauveterre-de-guyenne.com
Castelmoron d'Albret (Photo Stephen Nunney) : c'est entre pays de vignobles et collines que l'on trouve cette charmante et minuscule cité qui n’est autre que le plus petit village de France. Bâtie sur un pic rocheux, la cité fortifiée offre un bel ensemble médiéval : restes de remparts, maisons anciennes, tour qui faisait partie du château de Castelmoron, aujourd’hui disparu, une des trois portes d’entrée de la cité. La légende soutient qu’il s’agissait là d’un ancien castrum romain, détruit par les invasions du Ve siècle et reconstruit par des prisonniers maures au VIIIe siècle. Dans le village, il faut suivre le sentier qui descend depuis la porte d’entrée de la cité et qui longe des murs couverts de verdure, de fleurs et de plantes de rocaille.

 

Gensac (Photo Stephen Nunney) : bâti sur un promontoire aigu formé par deux vallons très profonds, Gensac domine la vallée de la Dordogne et son cours sur lequel on levait au moyen âge un péage. Le village était autrefois fortifié. La châtellenie appartient au XIIIe siècle aux sires de Bergerac. Il ne reste presque rien des constructions du château qui occupait la pointe de la colline au sommet de laquelle est construit le bourg. Un pan de mur et les restes d'une poterne sont les seuls vestiges de sa splendeur passée.
http://gensac.free.fr
Rauzan : longtemps vouée aux Anglais, le village fut repris par Du Guesclin et redevint définitivement français à la fin de la guerre de Cent Ans. Témoin du passé et de ces guerres médiévales, la forteresse de Rauzan a été bâtie aux XIIIe et XIVe siècles, puis restauré dans le style gothique après la guerre de Cent Ans. Le château mérite la visite pour son enceinte polygonale, son logis gothique et son haut donjon cylindrique. A voir également l’église romane bâtie sur un plan templier, ainsi que plusieurs maisons anciennes dans le bourg, notamment les maisons fortes de la Salle et de Roquenègre.
http://www.rauzan-village.com

 

Blasimon (Photo Stephen Nunney) : la bourgade fut créée entre 1317 et 1322 à l’initiative de l’abbé de Blasimon par un contrat de paréage avec le sénéchal du roi d’Angleterre, sur l’emplacement d’un ancien bourg dominé par un château aujourd’hui ruiné. De la bastide subsistent un plan régulier et quelques couverts sur la place centrale. Depuis la petite chapelle à la sortie du village, la route mène à l’abbaye de Blasimon ou aux deux moulins fortifiés installés sur la Gamage, le moulin de Labarthe et le moulin de Laborie.
Grézillac : c'est un petit village très bien conservé qui domine une campagne où la vigne est omniprésente. Sa jolie place publique est bordée par une église romane et par un massif clocher fortifié du XIe siècle coiffé d'une coupole byzantine unique dans la région. Sur le territoire de la commune, le hameau de pêcheurs Pey du Prat offre un remarquable point de vue sur la Dordogne. Composé de maisons très pittoresques, il abrite un ancien port sur la Dordogne. Au nord, il faut faire halte au charmant village doré de Cabara. Plus au nord ouest, sur la rive gauche de la Dordogne, à voir le village de Vayres.

 

Pellegrue (Photo Stéphen Nunney) : située au dessus de la vallée de la Durèze, cette ancienne bastide seigneuriale a été fondée à la fin du XIIIe siècle par la famille Pellegrue. L'urbanisme a conservé des rues à angle droit mais la place carrée centrale a perdu ses arcades. L'église St André qui date de la fin du XIIe siècle, robuste vaisseau à nef unique, sobre à l'instar des édifices périgourdins, possède un portail roman et une belle coupole sur pendatifs à la croisée du transept.
Monségur : fondée en 1265 par Eléonore de Provence, épouse du roi d’Angleterre, la bourgade commande du haut de sa position fortifiée la vallée du Dropt, aux confins du Bordelais et de l’Agenais. Derrière ses remparts encore visibles sur toute la partie nord, c’est une ville pittoresque avec ses anciennes rues, ses maisons à colombages et sa tour du Gouverneur du XVe siècle. Son église Notre Dame, typique des églises de bastides, date de la fin du XIIIe et présente une harmonie parfaite entre les chapelles gothiques et la nef néogothique du XIXe siècle. En son centre, la vaste place aux couverts rénovés a été dotée au XIXe siècle d’une halle en fonte, pierre et verre qui est devenue l’emblème de la ville.

 

Rimons (Photo et Texte Miguel Bravo) : le village regroupé autour de son église et son pigeonnier, offre un aspect somptueux dans son écrin d’arbres et de vignes, entourant ses châteaux du XVIe et XVIIIe siècles. L’église St Hilaire est un monument historique du XIIe siècle de style roman avec des apports ultérieurs gothiques (nef à deux travées). Au cours des guerres de religion elle a reçu l’ajout d’une échauguette au sommet du contrefort nord-est. Cette échauguette offre la particularité d’avoir été bâtie à l’aide d’une pierre tombale. D’abord tournée vers la polyculture élevage, la commune est devenue viticole. Restauré et modifié en 1999, le pigeonnier complète avec le presbytère, actuellement gîte rural et les restes des fortifications, un patrimoine particulièrement bien mis en valeur. Le village de Caumont, au nord, peut faire l’objet d’un arrêt pittoresque.
St Ferme (Photo Stephen Nunney) : le village aux toits roses grisonnants, est dominé par un imposant ensemble architectural, son abbaye bénédictine du moyen âge qui remonte aux XIe et XIIe siècles. Cet ensemble possède à l'intérieur des bâtiments claustraux et des salles voûtées du XVe siècle. Le village est situé sur l'un des quatre chemins de St Jacques de Compostelle.