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Villages du Comminges - Haute Garonne |
Au sud, les pentes pyrénéennes s'élèvent très vite pour proposer aux visiteurs des paysages préservés, où faune et flore toujours intactes et climat montagnard enrichi des influences océaniques et méditerranéennes, offrent un subtil parfum d'authenticité.
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| St
Bertrand de Comminges (Photo
Daniel Farinelle) :
dressé sur son piédestal
rocheux, le bloc de la cathédrale et du bourg classé parmi les plus
beaux villages de France, se détache sur le fond des proches Pyrénées.
Ce n'est qu'au XIe siècle que le village prend son essor. Sous un toit
unique, le "vaisseau cathédral" abrite trois églises d'époques
et de styles différents : l'église romane du XIIe siècle édifiée par
l'évêque Bertrand de Goth et l'église Renaissance de l'évêque Jean de
Mauléon. Dans la ville haute, les maisons se pressent autour du centre
religieux : demeures nobles, vieilles demeures à colombage, humbles
maisonnettes médiévales blotties derrière les remparts, leur barbacane
et les solides portes d'entrée. http://www.cathedrale-saint-bertrand.org |
| St Béat (Photo Miguel Bravo) : c'est ici que la montagne recèle ce marbre pur, blanc ou veiné qui connu jadis la gloire à Versailles. Pompée fonda en 75 avant JC "Passus Lupi" qui se développa grâce à l'exploitation du marbre qui convoyait sur les eaux de la Garonne vers toutes les cités antiques. Ce village situé dans un cadre magnifique, a un cachet médiéval dont les maisons à galeries s'ouvrent sur la Garonne impétueuse au pied des montagnes. |
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St Pé d'Ardet (Photo et Texte Miguel Bravo) : c'est du dieu Artahé que le village tire son nom. Juchée sur un petit promontoire comme pour mieux protéger l'ensemble du bourg, l'église du XIe siècle contient de nombreux éléments gallo-romains en réemploi, ainsi qu'un clocher à double section : carrée d'abord et octogonale au-dessus. Le riche intérieur est composé notamment de peintures murales d'origine romane, le reliquaire du XVIe siècle et du mobilier un peu plus tardif. Les ruelles pittoresques de ce petit bourg, en pente ou en escalier offrent de jolis panoramas sur la campagne et les forêts environnantes. |
| Cirès (Photo et Texte Miguel Bravo) : dans ce village du coeur de la vallée de l'Oueil, les pignons pointus de quelques grosses granges sont fermées par des planches de bois brun doré à claire voie, comme on les voit dans les vallées suspendues des Pyrénées Centrales. Un étroit labyrinthe se faufile au milieu d'un habitat très regroupé, avec des maisons crépies et d'autres à pierre nue présentant un assemblage coloré d'ocres, de bruns et de gris, caractéristique des matériaux de construction locaux. L'église du XVe siècle possède un clocher carré terminé en fine pointe ardoisée avec deux cloches des XVe et XVIe siècles. |
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Valcabrère (Photo Miguel Bravo) : au pied du promontoire, le village est en fait la ville basse. Il abrite beaucoup de vestiges d'une cité gallo-romaine. Thermes, marché et restes d'une basilique primitive chrétienne ont été dégagés par les fouilles. Un peu plus loin, le site entourant la basilique St Just est un véritable havre de paix. Elle se dresse en pleine campagne au milieu des prairies et des champs de maïs. Son architecture possède la pureté de l'époque romane à ses débuts. Le portail à statues-colonnes et la châsse de pierre sculptée rappellent l'importance du culte du moyen âge. |
| Aurignac
(Photo Miguel Bravo)
: il s'agit d'une commune
à mi-chemin entre l'océan Atlantique et la Méditerranée, située sur la partie sud des coteaux de
Gascogne. La ville est bâtie sur une crête dans le prolongement des "Petites Pyrénées", qui
dressent leurs flancs calcaires le long de la chaîne des Pyrénées. Cette
particularité géologique provoque dans le paysage de nombreux affleurements rocheux
qui parsèment les forêts de chênes. Aurignac émerge de cet écrin végétal,
surplombant de plus de 70 mètres le fond de la vallée. http://www.aurignac.fr |
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| Montréjeau
(Texte Miguel
Bravo)
: bastide
royale créée en 1272 sous le nom de Montréal de Rivière, cette petite
cité au charme désuet, dominant le cours tumultueux de la haute Garonne,
présente un tracé serpentant en haut d'une butte, véritable balcon sur
les Pyrénées et la plaine alentour. On admirera les petites ruelles aux
maisons médiévales serrées, les arcades de la place centrale, l'hôtel
de Lassus (XVIIIe siècle), la halle neuve. L'église St Jean Baptiste du
XIIe et du XIVe siècles est remarquable pour sa magnifique voûte en carène
de vaisseau, ses orgues, son clocher octogonal massif. Le château de
Valmirande est une des merveilles du XVIIIe siècle, avec chapelle, hall,
salons, grilles, parc et dépendances. http://www.montrejeau-pyrenees.com |
| Martres
Tolosane
(Texte Miguel
Bravo)
: dans cette
petite cité du cour du Comminges, ancienne bastide et capitale de la faïence
d'art en Haute Garonne, appartenant au genre appelé « villages
circulaires » ou « circulades », frappe une curieuse alternance de
maisons à colombages, avec des murs de galets, brique ou pierre. Le
boulevard circulaire remplace les anciens remparts. A l'intérieur de la
cité, les rues suivent un tracé concentrique ou sinueux, et les petites
maisons resserrées témoignent d'un passé de ville bien défendue. Les
curiosités sont nombreuses : en plus de la faïence, fierté locale au
secret bien gardé, on s'intéressera aux nombreux vestiges gallo-romains,
au châteaux de Martres des XVIe et XVIIe siècles, mais aussi à ceux de
Soulase du XIXe siècle et Thèbe, et à la fontaine de St Vidian. L'église
en brique, massive, a été restaurée au XIXe siècle et enferme de
grands trésors antiques. http://www.mairie-martres-tolosane.fr |
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Saccourvielle (Photo et Texte Miguel Bravo) : accroché à flanc de montagne à l'entrée de la vallée de l'Oueil, ancien fief des seigneurs de Canron, c'est un village vertigineux et surprenant qui nous réserve des curiosités remarquables : belles maisons anciennes aux abords de l'église, des porches monumentaux, des portes aux motifs sculptés, la tour de Castel Blanquat en cours de rénovation par une association privée. L'église à clocher roman élancé, avec plusieurs étages de baies à colonnettes, flèche octogonale et abside semi-circulaire en cul-de-four, possède la cloche la plus ancienne de la région (XIIIe siècle). |
| Puymaurin (Photo et Texte Miguel Bravo) : aux confins de plusieurs régions, entre Volvestre, Comminges et Astarac, le nom de ce petit village perché, dominant les vallées de la Gesse et de la Save, est déjà une énigme. Le suffixe « puy » (hauteur) se rapporte à sa position dominante. « Maurin » rappellerait qu'en 709 les maures ont envahi la Gascogne et l'Aquitaine, créant des places fortes dont Puymaurin pourrait en être une. Il s'agit d'une localité élevée au rang de bastide au XIIIe siècle sur un plan circulaire. La place a été prise par les protestants au XVIe siècle et devint baronnie au XVIIIe siècle. Une flânerie sur ses jolies ruelles étroites nous permettra de découvrir, outre un panorama magnifique, de vieilles maisons à colombages, son église gothique et sa chapelle au sud du village. |
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St Martory (Photo et Texte Miguel Bravo) : adossé à une paroi calcaire et occupant les deux rives d'une Garonne désormais assagie, le village offre des perspectives monumentales depuis plusieurs angles ce qui le rend particulièrement attrayant. Le pont du XVIIIe siècle est équipé d'un arc qui servait de péage et qui fait ensemble avec la porte de la ville. On admirera les quais de la Garonne et les places du château et de l'église, ainsi que les rives et le déversoir de la rivière. L'église des XIIe et XIVe siècles occupant une éminence à une extrémité du village, a été remanié aux XVIIIe et XIXe siècles. Elle comporte deux tours encadrant la façade romane. |
| Alan en Comminges (Photo Miguel Bravo) : la fondation du village date vraisemblablement de la période gallo-romaine. Au XIe siècle, Alan est une sauveté, c'est à dire, une cité créée par les ecclésiastiques dans un but économique. Il s'agissait de regrouper et de fixer tous les paysans errants, ainsi que les vagabonds, d'y établir une communauté agricole en mettant en valeur les terres et d'y permettre la sauvegarde des libertés. Aujourd'hui c'est un village agréable qui possède quelques monuments comme la chapelle St Bernard, l'église Notre Dame de la Nativité et l'Hôpital Notre Dame de Lorette qui fut bâti pour les pauvres et les mendiants. |
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| A voir encore le village de Mayrègne. |